Planter des arbres et des haies

Fourrages alternatifs

Cet article rassemble des articles sur les fourrages autres que ceux issus des prairies ou des cultures (maïs …) : ressources ligneuses, arbustives, etc.

Ressources Web

Pâturage d’arbres fourragers (vidéo)

Articles en PDF

Favoriser le fleurissement pour les pollinisateurs

Ravageurs des cultures

En forêt

Au verger  : les ravageurs du Poirier 

Lutte contre les campagnols

Articles de synthèse

Bibliothèque de documents

7e rencontre DIVERSIFRUITS

Compte rendu officiel de la 7e rencontre DIVERSIFRUITS intitulée « Le Réseau Wallon des Vergers Conservatoires et le verger maraîcher » à télécharger ICI.



Partage de prise de notes, qui ne traduisent peut être pas complètement les propos des orateurs 🙂

Suivi des variétés CERTIFRUIT
maladies et ravageurs

  • De façon générale, bonne tenue face aux maladies fongiques
  • Le changement climatique favorise le développement des insectes : nouvelles espèces, pullulations et augmentation du nombre de cycles annuels chez certaines espèces (le carpocapse fait maintenant 2 cycles complets par an, contre un seul il y a 25 ans, ce qui entraîne une croissance exponentielle des dégâts [chenille dans les pommes/poires/prunes])
  • Parmi les insectes en augmentation : puceron cendré, carpocapse, anthonome

Informations variétales

  • Nouvelles variétés RGF-Gembloux de poires à introduire en verger
    • Poire de GROS : poire paysanne, à cuire, très rustique, en HT
  • Président Roulins : sensible à la moniliose
  • Topaz, Reinette de Waleffe, Reinette de Hernault : très sensible au puceron cendré
  • Alkmene HT : peu d’alternance, pommes dès la 4e année 
  • Belle Fleur Large Mouche : « pomme sans risques »
  • Belle Fleur de Brabant : rustique, bon pollen, bonne qualité gustative, bonne conservation, bonne conservation
  • Poires : si on croise une poire à cuire avec une poire de table, le résultat est dans 95% des cas, une poire à cuire
  • Nouveau porte greffe compatible avec toutes les variétés de poires : le PYRODWARF (pas encore en vente en BE à ce jour)

Vergers hautes tiges et statistiques

  • Inventaire 1943 : 41 000 ha
  • Inventaire 1989 : 1700 ha
  • Le verger hautes tiges n’étant plus considéré comme une superficie de production agricole, il n’est plus recensé !

Classement d’un verger : astuce

Le DNF n’admet pas le classement d’arbres fruitiers comme arbres remarquables, car ils sont jugés comme étant non longévifs, même si des poiriers de 200 ans sont connus. Le classement d’un verger est tout aussi impossible, ce qui peut conduire à la destruction de vergers quand des héritiers ne souhaitent pas conserver le verger de leurs parents.

Pour contourner cette situation, il est possible de conclure un bail emphytéotique (30 ans par exemple) entre le propriétaire (et de son vivant), et un arboriculteur ou un agriculteur ou une asbl. Cela ne sauve pas à long terme le verger, mais 30 années de vie en plus n’est pas négligeable et permet le cas échéant, de récupérer des greffons (sans compter les fruits)

Consommation de pommes de tables

  • Seulement 5 variétés représentent 50 % de la consommation de pommes de tables en Belgique
  • Ces 5 variétés sont issues de croisements entre Cox et Golden

autres articles à consulter

Verger maraicher, avantages et inconvénients

Visite d’un verger maraîcher à Court Saint-Etienne (Ecole à pédagogie Steiner), dans le cadre de la 7e Rencontre autour des vergers hautes tiges, organisée par DIVERSIFRUITS le 09 février 2019.

Le verger

Description

  • Verger planté il y a 15 ans, sur le terrain d’une école fondamentale Steiner
  • Environ 200 fruitiers, principalement des pommiers, avec poiriers, pruniers et quelques cerisiers
  • Plantation en quinconce, écartement sur la ligne et entre les lignes de 12 m ; les lignes ne sont PAS orientées Nord-Sud

Usages

  • Verger conservatoire, planté avec variétés RGF-Gembloux et traditionnelles
  • Fruits destinés principalement à la production de jus et de collations pour l’école
  • La conception du verger ne prévoyait pas la présence d’un maraichage entre les lignes

Le maraichage

Description

  • Parcelles maraichères de 7 m de large, de 30 m de long, pas orientées Nord – Sud
    • Beaucoup plus de déplacements sur le site, pour passer d’une parcelle à l’autre, qui ne sont pas jointives
  • 30 ares de superficie cultivée, 60 ares en tout à gérer
  • Bande enherbée de 2,5 m entre la ligne d’arbres et la bordure de la parcelle maraichère
  • Installé depuis 3 ans ; +/- 50 légumes cultivés chaque année
  • Les racines des arbres ne sont pas un problème, sauf au pied d’un cerisier ; vu l’âge des arbres (15 ans) les (grosses) racines sont sous le maraichage et ne posent pas de problème en superficie
  • La maraichère travaille 2 jours / semaine au maraichage (autre mi-temps extérieur).
  • Animations ponctuelles avec les enfants (en échange d’une mise à disposition gratuite des parcelles)

Avantages du maraichage installé sous le verger

  • Le verger apporte un effet « biodiversité » certain, en accueillant des prédateurs des ravageurs du maraichage
    • Il n’y a pas de pic de pullulation d’insectes ravageurs
    • Il n’y a pas 100 % de dégâts de piéride du chou par exemple, plutôt 20 %
    • Diminution globale des attaques de limaces depuis 2 ans
  • Effet paysage sympathique, donne une image positive du site pour les clients
  • Les arbres sont des repères pour les blocs de maraichage, il n’est pas nécessaire de borner les parcelles
  • L’ombrage des arbres peut aider à la reprise de certains légumes, comme les laitues ; il y a moins de flétrissement, le sol est moins humide, la terre plus sèche (ce qui peut aussi être un désavantage)

Inconvénients du maraichage installé sous le verger

  • Effet ombrage certain
    • Diminution des rendements en bordure des arbres
  • Bande enherbée
    • Elle attire les limaces, qui y trouvent une humidité plus constante, et des endroits pour se cacher.
      • Impact plus fort des limaces sur plantations de laitues, courges, courgettes
    • La gestion de l’herbe est compliquée par la présence des arbres ; 3 heures / mois pour gyrobroyer les bandes herbeuses
    • Réservoir à campagnols, il faudrait une coupe rase plus fréquente pour favoriser les prédateurs des campagnols
  • Présence des arbres
    • La maraichère ne gérant pas la taille du verger, plusieurs arbres ont des branches basses, qui sont des obstacles à la circulation, en plus d’apporter beaucoup d’ombre.
    • Gestion de la bande enherbée est plus compliquée

Bilan … et si c’était à refaire ?

  • Globalement, et à ce jour, il y a plus d’inconvénients que d’avantages
  • A refaire : le verger serait planté à l’extérieur du maraichage

Autres éléments de discussion

  • La plantation de basses tiges dans le maraichage est-elle plus intéressante que les hautes tiges ?
    • A priori non, car les BT ont un enracinement plus superficiel
  • Intervention d’un maraicher du BW qui met en place un verger maraicher
    • Alignements Nord – Sud des lignes d’arbres
    • Bande enherbée de 2,5 m de part et d’autre des lignes d’arbres pour ne pas avoir de problèmes avec les racines
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Production de petits fruits